31 janvier 2013

Marcel Pagnol – Jean de Florette et Manon des sources

Posted in 4 hiboux, Classique, Drame at 15:13 by alivre0uvert

La Provence, première moitié du XXe siècle. Au pays où « l’eau des collines » est rare, il est difficile de faire pousser des oeillets. C’est pourtant ce qu’ont entrepris Ugolin et son oncle, même si cela implique les transactions les moins avouables. Dans ce monde où la nature est implacable, l’arrivée d’une famille « de la ville », idéaliste et utopique, va contrecarrer leurs plans…

Mon édition étant un broché en cuir, j’ai pris l’apperçu de livraddict.

J’ai lu les deux à la suite et vous mes donc mes deux chroniques dans le même article.

Jean de Florette

Grand adepte de l’adaptation télévisuelle « la gloire de mon père » et « le château de ma mère », je connais beaucoup moins le diptyque « Jean de Florette » – « Manon des sources ».

Je me suis régalée avec cette première partie. Pagnol avait vraiment un talent de conteur.

Je me suis vraiment crue en Provence et réchauffée par le soleil imaginaire de cette région de cocagne.

Je n’avais qu’une envie : quitter ma pluvieuse Belgique pour les Bastides Blanches…

Je me suis laissée emportée par chacun des personnages. Y compris ceux dont la bêtise et la cupidité ont fait perdre leur humanité.

J’ai hâte de voir si le dicton «  bien mal acquis, ne profite jamais » se vérifiera.

Manon des sources

J’ai tourné les dernières pages sans en avoir envie tellement j’avais envie d’y rester.

J’ai envie d’en voir l’adaptation pour voir si le talent de Pagnol a été transposé correctement à l’écran.

C’est simple, c’est beau, c’est léger (mais pas trop) et il ne m’en faut pas plus.

Il y a un petit côté moralisateur, un peu comme si on lisait une fable de La Fontaine mais cela ne m’a pas dérangée.

J’ai du coup, très envie de découvrir la version livre du diptyque que j’ai tant aimé sur le petit écran.

22 janvier 2013

Andre Gide – Les faux-monnayeurs

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Classique at 00:44 by alivre0uvert

Qu’un jeune garçon apprenne qu’il n’est pas le fils de son père, qu’il décide de ne pas se présenter à ses examens et de partir au hasard de certaines rencontres : jusque-là, rien que de très commun. Mais qu’il croise la route tordue de faussaires en tout genre, d’enfants qui trafiquent de la fausse monnaie ou de tricheurs ès sentiments, et l’histoire se transforme en une folle épopée où les différents fils se mêlent et s’emmêlent pour mieux finir par démêler tous les mensonges.

André Gide commence à nous prendre à partie, nous lecteurs… par la suite, il semble que le narrateur soit contemporains des autres personnages, sans toutefois savoir qui il est.

De plus, il en parle comme des êtres proches mais sans connaître le type de relation : « Edouard m’a plus d’une fois irrité, indigné même; j’espère ne pas l’avori trop laissé voir; mais je puis bien le dire à présent. »

A d’autres moments, il se positionne comme écrivain et se distancie : « Profitons de ce temps d’été qui disperse nos personnages, pour les observer à loisir ».

Il semble, finalement, dans la 3ème partie que le narrateur soit finalement bien un personnage lui-même puisqu’il dîne avec le père d’Olivier.

Cette ambiguité m’a complètement désarçonnée, je me suis sentie perdue, sans repère.  J’avais entamé ce livre avec certaines appréhensions, j’avais baissé ma garde en début de roman car j’avançais bien, et puis du coup j’ai ralenti. Je me suis beaucoup moins passionnée par ce récit. Pourtant ce n’est pas faute de changer les points de vue, d’avoir une partie « journal intime », … qui varie mais ça ne m’a pas empêchée de m’ennuyer.

Le style se déguste par contre avec gourmandise.

Une citation pour le plaisir : « Elle fait de l’infini avec l’imprécis et l’inachevé », superbe, n’est-ce-pas?

BANNIR~1  2/26

10 janvier 2013

H.P. Lovecraft – Dans l’abîme du temps

Posted in 1 hibou, Challenge Fant'classique at 21:27 by alivre0uvert

L’humanité est aux prises avec des êtres surnaturels qui ont été les maîtres de la Terre bien avant l’apparition de l’homme et qui tentent de recouvrer leur suprématie.

Deuxième lecture pour le challenge et je me demande si  j’ai bien fait de choisir de le faire.

En effet, je voulais découvrir la littérature classique fantastique mais sans en avoir lu et je me rends compte que pour l’instant je n’accroche pas.

Je pensais pourtant qu’avec Lovercraft, ça irait mieux puisque c’est l’auteur du genre par excellence.

Mais je n’ai pas du tout accroché au récit. Est ce uniquement parce que le narrateur espère avoir halluciné son aventure plutôt que de l’avoir vécue ? En grande partie, sûrement car c’est indéniablement un aspect qui m’a dérangée.

Hormis cet aspect, je dois dire que je me suis quand même beaucoup ennuyée.

Heureusement il s’agissait d’un récit assez court car je crois que sinon je ne serais pas arrivée au bout.

   2/5

5 janvier 2013

Peter James – possession

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Polar - Thriller at 13:57 by alivre0uvert

Fabian Hightower a été tué dans un accident de voiture en France. C’est du moins ce que la police annonce à sa mère, Alex. Mais elle ne peut pas y croire : elle a vu Fabian le matin même dans sa chambre. Fabian ne peut pas être mort. Après les funérailles, l’imagination d’Alex commence à lui jouer des tours. Le visage de son fils apparaît sur des photographies qu’elle vient juste de développer, un message de lui s’inscrit sur son écran d’ordinateur, des événements encore plus étranges et effrayants surviennent. Terrorisée, Alex fait appel à un médium qui lui annonce que Fabian veut revenir et qu’il lui cachait un sombre secret.
J’ai découvert ce titre dans la bibliothèque de mes grand-parents et comme je connaissais l’auteur, ma curiosité a été titillée.J’ai malgré tout commencé ma lecture avec un très gros à priori négatif : couverture plus cheap tu meures et titre racoleur auguraient un scénario de film d’horreur plus navrant que terrifiant.

Finalement, le récit s’est révélé plutôt efficace, mois pour son côté surnaturel que pour le thriller psychologique.

Peter James nous dessine des personnages assez « réels » : de la mère déchirée par le drame qu’elle vient de vivre, du mari qui n’a pas fait le deuil de leur relation, de l’ami de leur fils pour le moins angoissant et énigmatique…de quoi éprouver quelques frissons.

Le livre se referme en laissant certaines interrogations en suspens et sur une fin pour le moins inattendue.

Ce livre m’aura permis de commencer le challenge sur les chapeaux de roue puisque je l’aurais lu quasiment en une journée.
BANNIR~1   1/26

2 janvier 2013

Haruki Murakami -Kafka sur le rivage

Posted in 2 hiboux, Contemporain at 21:44 by alivre0uvert

Couverture Kafka sur le rivage

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Je viens de finir le livre et à ce moment je ressens une espèce de soulagement. Pas parce que je devais me forcer à lire mais plutôt parce que j’avais l’impression que jamais je ne le finirais…

J’ai l’impression d’émerger d’un rêve étrange, pas un cauchemar, juste d’un rêve un peu bizarre et qui n’a aucune logique.

J’ai l’impression d’avoir été laissée devant un test de Rorschach (le fameux test des tâches d’encre) sans explication.

Certains passages m’ont mises mal à l’aise voir même un peu dégoûtée, d’autres m’ont amusée et en tout cas aucun ne m’a laissée indifférente.

J’ai l’impression d’avoir vécu une aventure mystique.

Les personnages me paraissent comme des naufragés ballotés par le ressac des vagues. Ou comme une coquille de noix se laissant dériver sur les vagues. Ils se laissent aller, passifs…

Beaucoup de « choses » du récit ne sont qu’effleurées, comme vues à travers un rideau. Des mystères restent en suspens, sans réponses.

Le livre a surement beaucoup de qualités, l’auteur a un style indéniable mais je n’ai pas été charmée par cette oeuvre, peut-être trop absconse pour moi.