28 février 2013

John Irving – Dernière nuit à Twisted River

Posted in 4 hiboux, Autre, Challenge ABC 2013, Contemporain at 21:37 by alivre0uvert

Couverture Dernière nuit à Twisted River

1954, au nord du New Hampshire, à Twisted River, pays sauvage des bûcherons et des flotteurs de bois, les draveurs, Dominic Baciagalupo, 30 ans, veuf et père de Danny, 11 ans, travaille comme cuisinier avec, pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste au grand coeur, l’ami de toute une vie.
Suite à la mort malencontreuse de Jane, sa maîtresse, causée par Danny qui l’a prise pour un ours, père et fils fuient le courroux revanchard du shérif Carl, l’« officiel » de la dame.

J’ai découvert John Irving avec  «  l’œuvre de dieu, la part du diable » et ça a été une très belle rencontre. J’ai réitéré avec « le monde selon Garp » qui m’avait moins plu.

Quand je suis tombée sur celui-ci, je me suis jetée dessus. J’aurais pu en lire d’autres mais je me suis dit que lire son dernier livre me permettrait de me faire une opinion définitive sur l’auteur.

Avec Dernière nuit à Twisted River, nous suivons une lignée de pères célibataires qui le sont pour différentes raisons.

C’est également une fuite en avant pour éviter de se faire rattraper par le passé. Le passé de Dominic Baciagalupo, on  le découvrira petit à petit par quelques graines éparpillées le long du récit.

Mais bien plus que le passé, c’est dans le présent que doivent vivre Dominic et son fils. C’est le présent qui compte, encore et toujours. Un présent qui évolue et change au fil des années. Puisque l’on parcourt une bonne partie de l’histoire des Etats-Unis.

Mais quelque soit le décor entourant Dominic et Daniel, on entend toujours, en arrière-fond, couler Twisted River.

Avec ce dernier roman, je considère Irving comme une valeur sure et ne tarderai pas à découvrir d’autres livres de l’auteur.

Lecture commune avec Enna et Vivelesbetises

BANNIR~1 5/26

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24 février 2013

Avraham B. Yehoshua – La mariée libérée

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013 at 01:06 by alivre0uvert

Couverture La mariée libérée

Yohanan Rivline, orientaliste de renom et membre du Département d’études moyen-orientales de l’université de Haïfa, est convaincu que le divorce de son fils Ofer cache un secret. Il y a plus de cinq ans que sa femme Galia l’a répudié, après à peine douze mois de mariage, et Ofer n’a toujours pas surmonté son chagrin. Pourquoi le jeune homme tient-il encore autant à elle ? Quelles sont donc les causes de toutes ses souffrances ? Ignorant le calme et la sagesse de son épouse Haguit, Rivline est incapable de supporter la douleur de son fils. Et quand il apprend la mort soudaine du père de Galia, il en profite pour reprendre contact avec la famille de son ex-belle-fille. Commencent alors visites et enquêtes dans la propriété du défunt, un hôtel à Jérusalem, où la sueur de Galia, la sombre Tehila, a, repris les choses en main. Mais Yohanan Rivline ne réussira pas à résoudre seul le mystère. Ce sont les Arabes, craints mais respectés, qui vont lui venir en aide. Il rencontre Rashed, le chauffeur messager, et Fouad, le majordome-poète, qui s’efforceront de rendre justice au malheureux Ofer. En nous guidant au cœur de l’histoire d’une famille, AB Yehoshua explore les désirs, les sentiments profonds et les secrets des âmes. Mais La Mariée libérée est aussi une saisissante allégorie du destin de deux peuples, et confirme encore une fois la maîtrise narrative et poétique de l’auteur, un des romanciers majeurs de la littérature mondiale

Yohanan est obnubilé par la séparation inexliquée de son ex-belle-fille d’avec son fils. Il en vient à des stratagèmes qui m’ont fait pitié afin de soutirer des informations à cette ex-belle-fille.

J’en suis arrivé emoi-même à élaborer des soupçons, remplacés par d’autres jusqu’à la formulation de la vérité.

Mais bien plus que le secret entourant la séparation, c’est des relations complexes entre juifs et arabes dont il s’agit.

Ce long roman est parsemé de personnages qui bien que de cultures différentes se ressemblent bien plus qu’ils ne voudraient l’admettre.

Et au-delà de la quête de vérité que Rivline poursuit, je crois que c’est surtout la paix d’avec lui-même qu’il cherche à obtenir.

Près de 1000 pages constituent l’édition poche de ce roman fleuve. Peu d’action le parsème, il est surtout constitué de réalité quotidienne mais peu banale pour autant. Par contre je n’ai pas vraiment saisie l’allégorie dont parle la 4ème de couverture

BANNIR~1 4/26

15 février 2013

Alessandro Baricco – Soie

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Challenge un monde livresque, Contemporain at 20:08 by alivre0uvert

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

J’ai été rapidement prise par la magie des mots de Baricco, comme un poème.

Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai été suprise, bousculée car le livre ne se situe pas dans ce qui constitue mes habitudes de lectures, parce qu’il dénote de ce qu’on trouve dans la littérature contemporaine… parce qu’il va à l’essentiel mais n’en dit mot.

J’ai mis longtemps à écrire cette pauvre chronique de quelques lignes car très courte mais finalement elle est à l’image du roman.

BANNIR~1 3/26

 3/5

9 février 2013

Tom Rob Smith – Enfant 44

Posted in 4 hiboux, Challenge Petit Bac 2013, Polar - Thriller at 01:36 by alivre0uvert

Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d’Etat chargée du contre-espionnage, Léo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Léo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa, elle-même convaincue de dissidence.

J’ai enlevé une partie du résumé de livraddict qui en disait trop à mon sens. J’ignore ce qu’il en est de l’édition poche. C’est vraiment une maladie ces 4ème de couvertures qui couvrent au moins la moitié d’un livre!

Il faut avoir l’estomac plutôt bien accroché, bien qu’heureusement nous ne soyons pas assaillis de détails gores.

Un enlèvement d’enfant… 20 ans plus tard, le corps d’un autre retrouvé le long d’une voie de chemin de fer. Un policier chargé d’étouffer l’affaire…

Petit à petit les éléments se recoupent pour nous délivrer leur insoutenable et folle vérité.

Entre le les lignes, on la devine avant de la lire écrite noir sur blanc.

Mais bien plus que le thriller, c’est le cadre de l’U.R.S.S stalinienne qui m’a passionnée. La peur régnant à cette époque, n’importe qui pouvait être désigné coupable de crime contre l’état, terme qui pouvait recouvrir beaucoup de choses. La « justice » de l’époque fabriquant des coupables. Toute personne arrêtée devenait coupable sous l’effet de la torture et nul n’était à l’abri.

J’ai particulièrement apprécié l’évolution du personnage de Léo. J’ai peur d’en dire trop mais j’ai aimé comment son système de pensée est remis en question, la façon dont il perd tout, sa façon de gérer la trahison… finalement l’enquête qu’il va mener par la suite est une prise de revanche.

J’ai regretté juste un point précis de l’histoire mais ne peut pas en dire plus.

Basée en partie sur des faits réels, l’histoire en est d’autant plus fascinante.

Je viens de voir sur le site de livraddict qu’il y avait une suite, je vais essayer de me la procurer.

pett bac 2013     1/10