22 décembre 2013

Françoise Xenakis – regarde, nos chemins se sont fermés

Posted in Autobiographie, Challenge ABC 2013 at 23:16 by alivre0uvert

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Un jour d’été, l’époux, l’ami depuis plus de cinquante ans, se perd et ne retrouve plus la sente qu’il a tracé dans les montagnes de Corse. C’est le début, à travers la maladie, d’un isolement et d’un silence qui l’excluent peu à peu de toute vie. La femme raconte ses appels de nuit chez les pompiers, le service d’urgence de l’hôpital où les médecins le soignent du mieux qu’ils savent et où errent, entre les brancarts de grands malades, les excités, les clochards, les rejetés de partout.
Au long de ce récit si pudique et si sincère, Françoise Xénakis exprime une infinie tendresse, une immense compassion pour tous ces meurtris. Grâce à ses mots aigus et son humour inébranlable, on rit, on s’énerve, on est outré, attendri, bouleversé.
Un chant d’amour offert à l’homme malade, mais aussi à ces médecins et infirmiers qui, dans le ventre de cet hôpital hors d’âge, s’usenr, jours après nuits, à sauver le patient qui souffre, à sourire à un trop perdu…

Que dire? Je n’ai pas de mot pour décrire ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre.

Beaucoup de tristesse, d’interrogations, de pudeur.

La maladie qui transforme, dans laquelle son mari se perd de plus en plus tous les jours.

Cette promesse qu’on se voit bien demander mais pourrait-on la tenir?

Xenakis nous ouvre les portes de son intimité, de celle partagée avec son mari malade et pourtant, elle garde une certaine pudeur.

On sent son amour incommensurable pour son mari, ses appels aux urgences répétés et leurs passages dans cet antre de la misère humaine.

Elle y narre des événements très durs, notamment ce jour où il ne reconnaîtra plus leur fille mais ce que je garde, c’est l’Amour.

 23/26

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9 octobre 2013

Annie Ernaux – La honte

Posted in 2 hiboux, Autobiographie, Challenge, Challenge ABC 2013 at 10:13 by alivre0uvert

Couverture La honte

« J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douzième année. »
Annie Ernaux.

Tout petit livre d’Annie Ernaux, une auteure que je ne connaissais pas. J’avais une voisine qui avait une caisse de livres à donner, il était parmi eux.

Le 4ème de couverture ayant attisé ma curiosité, je l’ai pris.

Je me suis lourdement trompée sur le thème du livre, peut-être parce que je suis de la génération « Julie et Melissa » (et là vous avez tout de suite deviné la nature de ma méprise) mais je m’attendais à complètement autre chose.

Au final, j’ai trouvé ce récit très banal, il ne m’a absolument pas touchée. Il appartient à une autre époque et d’autres mœurs mais malgré tout je ne pense pas que ce soit l’unique raison de mon désintérêt.  En effet, « 24heures dans la vie d’une femme » m’avait complètement émue bien qu’il s’agisse d’une époque et de mœurs encore plus anciennes.

Qu’est ce qui a fait la différence ? Difficile à dire. Le sujet en partie, car la honte d’Annie Erneaux m’a parue quelque peu « ridicule » et disproportionnée par rapport à la cause. Le style surement, n’est pas Stefan Zweig, qui veut.

Enfin, et surement pour une grande part, ma sensibilité pour certains sujets et pas pour d’autres, tout simplement.

Je ne dirais pas que le récit était mauvais, mais en tout cas il ne m’a absolument pas touchée.

 19/26