24 novembre 2013

Jack London – Croc Blanc

Posted in 5 hiboux, Challenge ABC 2013, Classique, Jeunesse at 20:19 by alivre0uvert

Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.
Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l’autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l’engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?

Je devrais arrêter de « craindre » les classiques, ils me plaisent systématiquement! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je m’en suis pris plein le coeur, que d’émotions!

J’ai eu les larmes aux yeux en lisant le pire de ce que l’homme est capable de faire, mais également en lisant le meilleur.

La narration est à la 3ème personne et le personnage principal est croc-blanc. Un loup « quarteron » chien. J’ai été complètement absorbée par l’univers du « wild », la richesse des descriptions , qui ne ralentissent jamais le récit tout en action et en noirceur. C’est étonnant d’ailleurs de se rappeler qu’il s’agit d’un roman jeunesse, car il est quand même assez violent.

J’ai l’impression que rien de ce que je pourrais dire ne peut être à la hauteur de ce récit. Alors si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à le découvrir en espérant que vous serez autant charmés que moi.

coeur

 21/26

28 septembre 2013

George Orwell – La ferme des animaux

Posted in 4 hiboux, Challenge ABC 2013, Classique at 12:25 by alivre0uvert

Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. « 
Le parallèle avec l’URSS est inévitable quand on lit cette fable animalière. A travers cette société, c’est une véritable critique du totalitarisme d’état que développe Orwell.

Effectivement on est en plein régime totalitaire.

J’aime assez l’idée d avoir instauré l’histoire dans le régime animal.

J’ai aimé le basculement assez lent d un régime égalitaire à un régime totalitaire, mis à part, le soulèvement qui a été rapide.

J’ai trouvé le style très accessible, bien plus que ce à quoi je m’attendais à la base.

J’ai eu plusieurs fois envie de me révolter pour les autres animaux, j’ai eu envie de leur parler, les secouer.

On voit la manipulation étendre ses filets jusqu’à la résolution finale du récit.

Mais de toute façon la force de cette fable ne réside pas dans sa fin mais justement par l’instauration via la manipulation d’un régime totalitaire.

Même si les mécanismes utilisés ne peuvent être repris tels quels à nos sociétés, il peut être très utile de le lire en préventif et pour exercer son esprit critique.

Ce livre est, pour moi, à ranger dans la même veine que « 1984 » et « Le meilleur des mondes ».

 18/26

2 août 2013

André Malraux – La condition humaine

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Classique at 21:48 by alivre0uvert

« 21 mars 1927. Minuit et demi. Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire? Frapperait-il au travers? L’angoisse lui tordait l’estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n’était capable en cet instant que d’y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu’une ombre, et d’où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même – de la chair d’homme. La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d’électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l’un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie. Quatre ou cinq klaxons grincèrent à la fois. Découvert ? Combattre, combattre des ennemis qui se défendent, des ennemis éveillés ! »

J’ai eu du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants du récit et j’ai ressenti régulièrement la sensation d’être perdue… chose qui m’est extrêmement frustrante.

Malraux parle de la mort tout le long et notamment de la mort pour des idées, du terrorisme, déjà…  De ceux qui n’ont plus rien à perdre, même pas leur vie…

Malraux a un style magnifique, très poétique et imagé :

« Il découvrait que le jeu est un suicide sans mort : il lui suffisait de poser là son argent, de regarder cette boule et d’attendre, comme s’il eût attendu après avoir avalé un poison ; poison sans cesse renouvelé, avec l’orgueil de le prendre. »

 « Reconnaitre la liberté d’un autre, c’est lui donner raison contre sa propre souffrance, je le sais d’expérience. »

 « Ce n’était pas le bonheur, c’était quelque chose de primitif qui s’accordait aux ténèbres et faisant monter en lui une chaleur qui finissait dans une étreinte immobile, comme d’une joue contre une joue – la seule chose en lui qui fut aussi forte que la mort »

  15/20

 

 

 

8 juin 2013

John Steinbeck – La perle

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Challenge Petit Bac 2013, Classique at 09:06 by alivre0uvert

Jouant de sa lame comme d’un levier, il le fit céder et le coquillage s’ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu’un neuf de mouette. C’était la plus grosse perle du monde.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est intense…

Steinbeck n’est pas vraiment coutumier des récits joyeux (les raisins de la colère, des souris et des hommes)…

A chaque découverte de Steinbeck , je me délecte de son style à chaque fois différent et en même temps ressemblant.

Je reste toutefois avec un goût amer dans la bouche de par le fatalisme de Steinbeck.

Le petit Coyotito se fait piquer par un scorpion et Juana prie pour qu’ils trouvent une perle permettant de payer les soins de l’enfant. Perle qu’ils trouvent et qui ne leur apporte ni la richesse, ni le bonheur espéré dans ses reflets…

 11/26

4/10

29 mai 2013

Stefan Zweig – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Posted in 5 hiboux, Classique, Nouvelle at 13:31 by alivre0uvert

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

J’avais envie de découvrir cet auteur depuis un certain temps déjà… J’en avais lu beaucoup de bien sur la blogosphère et je comprends pourquoi.

Le format de la nouvelle est vraiment parfait pour le contexte. Finalement le départ impromptu de Madame Henriette n’est qu’un « prétexte » a une longue et belle confession.

J’en suis ressortie toute retournée, c’est ce genre de classique qui me font comprendre combien les mentalités ont évolué en 100ans. Beaucoup de personnes reproches la déliquescence de l’époque contemporaine mais il est indéniable que nous avons acquis beaucoup de libertés dans les moeurs, et surtout nous les femmes.

Et en même temps ce manque de liberté fait qu’il rend les instants de laisser aller d’autant plus « beaux » et « magiques ».  Zweig dépeint extrêmement bien le conflit entre l’envie et la morale. Toutes les tergiversations, hésitations, angoisses, la passion qui balaie tout sur son passage, …

Je manque de mots pour décrire le talent de Zweig. Et malgré nos moeurs plus légères qu’à l’époque, j’avais énormément de mal à ressentir autant de compassion pour madame Henriette que le narrateur. Mrs C en revanche m’a touchée en plein coeur. Elle m’a parue extrêmement forte et fragile à la fois. De plus, le fait qu’elle ne soit nommée que par son initiale donne un peu de piquant, comme s’il s’agissait d’une histoire réelle.

Il se passe tellement de choses que lorsque le récit s’est terminée, je me suis sentie un peu à bout de souffle et hébétée… Et pourtant finalement, il ne s’agit que d’un récit imbriqué dans un autre.

« Car jamais auparavant et jamais plus depuis lors, je n’ai vu des mains si éloquentes, où chaque muscle était comme une bouche et où la passion s’exprimait, tangible, presque par tous les pores. »

coeur

  9/26

31 janvier 2013

Marcel Pagnol – Jean de Florette et Manon des sources

Posted in 4 hiboux, Classique, Drame at 15:13 by alivre0uvert

La Provence, première moitié du XXe siècle. Au pays où « l’eau des collines » est rare, il est difficile de faire pousser des oeillets. C’est pourtant ce qu’ont entrepris Ugolin et son oncle, même si cela implique les transactions les moins avouables. Dans ce monde où la nature est implacable, l’arrivée d’une famille « de la ville », idéaliste et utopique, va contrecarrer leurs plans…

Mon édition étant un broché en cuir, j’ai pris l’apperçu de livraddict.

J’ai lu les deux à la suite et vous mes donc mes deux chroniques dans le même article.

Jean de Florette

Grand adepte de l’adaptation télévisuelle « la gloire de mon père » et « le château de ma mère », je connais beaucoup moins le diptyque « Jean de Florette » – « Manon des sources ».

Je me suis régalée avec cette première partie. Pagnol avait vraiment un talent de conteur.

Je me suis vraiment crue en Provence et réchauffée par le soleil imaginaire de cette région de cocagne.

Je n’avais qu’une envie : quitter ma pluvieuse Belgique pour les Bastides Blanches…

Je me suis laissée emportée par chacun des personnages. Y compris ceux dont la bêtise et la cupidité ont fait perdre leur humanité.

J’ai hâte de voir si le dicton «  bien mal acquis, ne profite jamais » se vérifiera.

Manon des sources

J’ai tourné les dernières pages sans en avoir envie tellement j’avais envie d’y rester.

J’ai envie d’en voir l’adaptation pour voir si le talent de Pagnol a été transposé correctement à l’écran.

C’est simple, c’est beau, c’est léger (mais pas trop) et il ne m’en faut pas plus.

Il y a un petit côté moralisateur, un peu comme si on lisait une fable de La Fontaine mais cela ne m’a pas dérangée.

J’ai du coup, très envie de découvrir la version livre du diptyque que j’ai tant aimé sur le petit écran.

22 janvier 2013

Andre Gide – Les faux-monnayeurs

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Classique at 00:44 by alivre0uvert

Qu’un jeune garçon apprenne qu’il n’est pas le fils de son père, qu’il décide de ne pas se présenter à ses examens et de partir au hasard de certaines rencontres : jusque-là, rien que de très commun. Mais qu’il croise la route tordue de faussaires en tout genre, d’enfants qui trafiquent de la fausse monnaie ou de tricheurs ès sentiments, et l’histoire se transforme en une folle épopée où les différents fils se mêlent et s’emmêlent pour mieux finir par démêler tous les mensonges.

André Gide commence à nous prendre à partie, nous lecteurs… par la suite, il semble que le narrateur soit contemporains des autres personnages, sans toutefois savoir qui il est.

De plus, il en parle comme des êtres proches mais sans connaître le type de relation : « Edouard m’a plus d’une fois irrité, indigné même; j’espère ne pas l’avori trop laissé voir; mais je puis bien le dire à présent. »

A d’autres moments, il se positionne comme écrivain et se distancie : « Profitons de ce temps d’été qui disperse nos personnages, pour les observer à loisir ».

Il semble, finalement, dans la 3ème partie que le narrateur soit finalement bien un personnage lui-même puisqu’il dîne avec le père d’Olivier.

Cette ambiguité m’a complètement désarçonnée, je me suis sentie perdue, sans repère.  J’avais entamé ce livre avec certaines appréhensions, j’avais baissé ma garde en début de roman car j’avançais bien, et puis du coup j’ai ralenti. Je me suis beaucoup moins passionnée par ce récit. Pourtant ce n’est pas faute de changer les points de vue, d’avoir une partie « journal intime », … qui varie mais ça ne m’a pas empêchée de m’ennuyer.

Le style se déguste par contre avec gourmandise.

Une citation pour le plaisir : « Elle fait de l’infini avec l’imprécis et l’inachevé », superbe, n’est-ce-pas?

BANNIR~1  2/26

28 octobre 2012

Bram Stoker – Dracula

Posted in 3 hiboux, Challenge Fant'classique, Classique, Fantastique at 21:13 by alivre0uvert

Répondant à l’invitation du comte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l’apesanteur…
Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…
Cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir ce grand classique.

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher. L’écriture est très fluide et facile à lire mais malgré cela j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans le récit.

J’ai plutôt eu du mal avec certaines choses, qui doivent être de l’époque. Notamment le fait que les personnages fassent systématiquement « appel à la générosité » de leur interlocuteur, ou bien qu’il les estime car ceux-ci font preuve de générosité (alors qu’il n’y avait pas grand chose de généreux), le fait qu’en 5 minutes ils deviennent des amis sincères, y compris après avoir été refusé dans leur demande en mariage…

Je m’attendais à un récit plus glauque mais c’est franchement plus que soft ce qui m’a un peu déçue aussi.

 J’ai bien aimé la forme épistolaire du roman bien que les personnages n’aient pas des personnalités très marquées des unes des autres.

 Je ne fus pas fâchée d’arriver à la fin de l’ouvrage, les dernières cent pages étant plus rythmées, ma vitesse de lecture a pu s’accélérer. Je suis quand même contente d’avoir découvert un classique du fantastique et c’est je crois, le principal

 

      1/5