9 novembre 2013

Ken Follet – Un monde sans fin

Posted in 4 hiboux, Challenge, Challenge ABC 2013, Contemporain at 10:29 by alivre0uvert

1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées… 
Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d’être médecin, devra défier l’autorité de l’Église, et renoncer à celui qu’elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu’il a toujours désirée, rejoindra l’Italie pour accomplir son destin d’architecte ; Ralph son jeune frère dévoré par l’ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.
Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire…

Si l’histoire n’était pas ma matière favorite à l’école, j’ai apprécié tous les romans historiques que j’ai pu lire. Je me doute du fait que l’appellation « roman historique » fasse que les auteurs prennent surement beaucoup de libertés d’un point de vue de l’Histoire. Toutefois, j’ose espérer qu’au moins une partie du récit préserve le cadre historique.

J’ai, dès les premières lignes, retrouvé le style qui m’avait tant plu dans les « piliers de la terre ». Toutefois, s’agissant des descendants plusieurs générations après les personnages de « Les piliers de la terre », j’ai eu un peu de mal à trouver mes repères… Heureusement , ce « problème de lignée » s’est estompé après une certaine de pages. Parce que je n’y pensais plus, mais aussi parce que ça passait au second plan.

Tout le long du récit, j’ai ressenti de la difficulté à m’en extirper. J’avais envie de connaitre la suite, encore et encore.

Seul regret, les années étaient indiquées en début de chapitre, et comme je le lisais en eBook, j’avais tendance à perdre les repères temporels.  Ceci dit, heureusement que je l’ai lu sur liseuse car 1360 pages à trimbaler dans le sac, ça n’aurait pas été très agréable.

Je savais qu’il s’agissait d’une suite sans en être vraiment une et même si je l’ai beaucoup aimée, j’y ai retrouvé les mêmes défauts que dans le premier volet : les personnages sont toujours très manichéens, sans vraiment de demi-teinte à part peut-être celui de Gwenda. Les personnages sont souvent très beaux mais méchants ou idiots (voir les 2) soit ils ont un physique plus ingrat et ont tendance à être foncièrement bons. Ils sont soit foncièrement cruels, soit foncièrement bon. Bref, peu de place à l’entre deux, aux demi-teintes.

  20/26

20 octobre 2013

Condie Raïs – L’ombre d’un écrivain

Posted in 3 hiboux, Contemporain at 22:19 by alivre0uvert

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Isabelle n’en peut plus du harcèlement permanent des fans du romancier Marc Mussaut, dont les livres sentimentalo-érotiques se vendent par conteneurs dans le monde entier. Elle le déteste. Si elle le pouvait, elle irait lui faire la peau. Et pourtant, elle va devoir lui servir de nounou. Faire de lui un homme. Et un écrivain, si possible. Parce que pour couronner le tout, ses best sellers, ce n’est même pas lui qui les écrit…

J’avais déjà apprécié le personnage d’Isabelle dans la nouvelle initiale, bien que je la trouvais un peu pimbêche.

Elle m’avait fait repenser à une discussion que j’avais eue sur « l’élitisme culturel ».

Je savais déjà que le personnage de Condie Rais est le pont qui relie Marc et Isabelle mais j’étais curieuse de voir s’il y en avait d’autres.

Il y a également un certain humour que j’ai du mal à définir et qui parsème le récit.

« Ma conclusion était qu’il fallait à présent envisager la prostitution comme une option raisonnable »

J’ai aimé la façon dont les deux récits initiaux se sont emmêlés.

Il y a quelque chose de touchant dans ce roman. Je ne m’attendais pas à certaines évolutions des personnages même si quelque part ça avait une certaine logique.

J’ai retrouvé moins de coquilles que dans le recueil de nouvelles ce qui est très appréciable.

On lit le point de vue de chaque personnage puisque chaque paragraphe est dédié à chaque fois à l’un d’eux.

C’est un roman qui se laisse lire assez facilement et qui est plutôt original. Qui permet de réfléchir à ce qu’on lit et pourquoi on le lit.

 

9 septembre 2013

Muriel Barbery – L’élégance du hérisson

Posted in 4 hiboux, Challenge Petit Bac 2013, Contemporain at 19:10 by alivre0uvert

 » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

Je suis bien contente de l’avoir lu sur ma kobo. En effet, cela m’a permis de régulièrement faire appel au dictionnaire intégré car, bien que ne me considérant pas inculte, un certain nombre de mots ne font pas partie de mon vocabulaire.

Il ne m’a pas toujours été évident de savoir qui de Paloma ou de Renée était la narratrice. En effet, le style, bien qu’il s’agisse d’une gamine de 12 ans ou d’une femme de 54 ans, ne différait que peu. Nous suivons chaque solitude en parallèle pendant les 3/4 du livre avant que la rencontre ne se fasse, j’ai été quelque peu désarçonnée par la force du lien créé en peu de rencontres et d’échanges.

Ma préférence va à monsieur Kakuro dont le personnage est empreint de simplicité et de raffinement à la fois. Sa position est peut être facile mais c’est celui qui ne se complaint pas. Enfin, il est vrai que contrairement à Renée et Paloma, le lecteur n’accède pas à ses pensées intimes.
J’ai été vraiment prise par mes émotions à partir du moment où les personnages ont interagis entre eux, et à partir du moment où l’on en sait plus sur l’histoire de Renée.

J’ai vraiment bien aimé ce roman mais il ne constitue toutefois pas un coup de cœur pour ma part.

Quelques citations :

« Je ne vois que la psychanalyse pour concurrencer le christianisme dans l’amour des souffrances qui durent »

« C’est peut-être ça, être vivant : traquer des instants qui meurent. »

« Mme Michel, elle a l’élégance du hérisson : à l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j’ai l’intuition qu’à l’intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes ». 

   6/10

25 juillet 2013

Milan Kundera – L’insoutenable légèreté de l’être

Posted in 3 hiboux, Contemporain at 20:29 by alivre0uvert

«Qu’est-il resté des agonisants du Cambodge? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu’est-il resté de Tomas? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu’est-il resté de Beethoven? Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre : « Es muss sein! » Qu’est-il resté de Franz? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli.»

Je ne peux pas dire que j’ai aimé, ni que je n’ai pas aimé.

Un style magnifique, souvent très poétique, parfois très cru.

Il traite avec une certaine magnificence des questions autour de l’amour physique et psychique, de la facilité des uns à les dissocier, de l’impossibilité des autres à le faire.

Il y a des livres qui se dévorent et d’autres qui se dégustent, celui ci fait partie de la deuxième catégorie.

Une citation qui m’a particulièrement marquée « Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de Saint François d’Assise ».

Il aura fallu pas moins de 6 hasards pour créer l’amour entre Thomas et Téréza. Lui qui se refusait à finir sa nuit à côté de ses amantes d’une nuit, se voit accompagner toutes les nuits de Téréza par une poussée de fièvre. Toutefois, cela ne l’empêchera pas de continuer à satisfaire sa lubricité dans d’autres bras et obliger Téréza à sentir l’odeur d’autres femmes dans ses cheveux. L’aime-t-il moins qu’elle ne l’aime, rien n’est moins sur. Mais là n’est pas l’essentiel.

L’essentiel est ailleurs et j’ai l’impression d’avoir manqué de la grille de lecture appropriée pour le saisir.

12 juillet 2013

Dirk Wittenborn – Le remède et le poison

Posted in 5 hiboux, Challenge ABC 2013, Contemporain at 21:25 by alivre0uvert

Couverture Le remède et le poisosn

Dépression, schizophrénie, angoisse, … L’ambitieux Will Friedrich, professeur de psychologie à Yale, paraît avoir trouvé le remède miracle aux névroses en tout genre, à base d’un élixir concocté par les chamans de Nouvelle-Guinée. Et pour tester cette pilule du bonheur, Casper Padrak, Adolescent torturé, semble le cobaye idéal. Mais Friedrich a-t-il bien mesuré tous les effets secondaires de sa découverte?

J’ai refermé la dernière page du livre avec une certaine nostalgie, n’ayant pas envie de laisser les personnages et ayant envie d’en savoir plus.

Ce livre aura tenu mon attention de la première à la dernière page. Il me fait penser à Irving avec ses livres sur plusieurs générations et les accidents de la vie au fil des pages.

Au niveau sociétal, j’ai été fascinée par l’histoire de la pharmacologie et combien l’espoir du « bonheur » sur ordonnance (ou sans mais moins légal) a pu et est encore important. Intéressant aussi le fait que le remède au mal de vivre, puisse être un poison également. D’ailleurs, en y réfléchissant, il est difficile de savoir lesquelles des drogues, légales ou illégales, sont les plus dévastatrices.

De plus, certaines ne nécessitent aucune substance, comme la course aux richesses, à la célébrité, qui une fois atteint se transforment également en poison. Le poison du « rêve américain ».

  14/20

14 mai 2013

Frédérique Deghelt – La vie d’une autre

Posted in 5 hiboux, Contemporain at 23:04 by alivre0uvert

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d’amour et le lendemain… Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse… Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l’homme qu’elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l’enquêtrice de la vie d’une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C’est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l’existence.

J’ai englouti ce roman… ou peut-être est-ce lui qui m’a engloutie…

Je l’ai lu d’une traite, ou presque, en un jour et demi. Pourtant il fait quand même 340 pages donc même si ce n’est pas vraiment une brique, il n’est pas particulièrement petit non plus 😉

Comment je réagirais à la place de Marie? Est-ce que moi aussi je choisirais de me taire ? Est ce que j’essayerais de me réapprendre en tâtonnant ? Comme quelqu’un qui aurait perdu la vue du jour au lendemain ?

C’est une introspection, un cheminement mais aussi un thriller psychologique. On se demande si elle va retrouver la mémoire. Si elle va finir par en parler et à qui.

Et surtout, pourquoi cette amnésie ?

Petit à petit, au fil de son enquête, de sa quête d’elle-même… on découvre en même temps qu’elle, des pans ignorés de sa vie, puisqu’elle ne s’en souvient plus…

Je me suis doutée plus ou moins du pourquoi de l’oubli mais bien plus que la raison, c’est le cheminement qui y a amené, sa façon d’appréhender les choses. Même si je n’aurais pas réagi comme elle, enfin je crois, je me suis bien identifiée à Marie, qui se pose des questions et puis qui se laisse un porter car à force de se poser trop de questions, ne passe-t-on pas à côté du bonheur? Est-ce qu’on en n’oublie pas les bons moments?

Bref un très bon moment de détente mais aussi de questionnement.

J’ai envie de découvrir d’autre livre de cette auteur pour confirmer ou infirmer cette belle rencontre.

coeur

14 avril 2013

Daniel Pennac – Messieurs les enfants

Posted in 5 hiboux, Challenge ABC 2013, Contemporain at 21:12 by alivre0uvert

Sujet : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite.

Pennac a un style accessible, loin d’être alambiqué et pourtant il arrive à mettre de la magie et de la poésie dans ses mots.

Il n’a tout simplement pas besoin d ‘envolée lyrique pour toucher en plein cœur.

C’est un roman à la fois drôle et touchant. Simple sans être simpliste.

J’ai vraiment du mal à en parler, je n’ai aucune envie de répéter tout ce qu’on peut trouver sur la toile sur ce roman, néanmoins, je peux dire que c’était à la fois un roman fort et doux.

J’ai relevé l’une ou l’autre citations qui seront peut-être plus parlantes :

« C’est sa durée, et elle seule, qui authentifie le réel. Qu’un cauchemar ne finisse pas, il devient votre réalité, et il faut bien faire avec. Que votre vie s’achève, elle n’était qu’un songe, et il faut bien ne plus faire avec. »

« Tous deux, le peintre et le modèle, se suffisaient bien à eux-mêmes qu’on ne pouvait rester là, à les regarder, sans éprouver un malaise confus, la certitude d’une indiscrétion biblique. »

   7/26

28 février 2013

John Irving – Dernière nuit à Twisted River

Posted in 4 hiboux, Autre, Challenge ABC 2013, Contemporain at 21:37 by alivre0uvert

Couverture Dernière nuit à Twisted River

1954, au nord du New Hampshire, à Twisted River, pays sauvage des bûcherons et des flotteurs de bois, les draveurs, Dominic Baciagalupo, 30 ans, veuf et père de Danny, 11 ans, travaille comme cuisinier avec, pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste au grand coeur, l’ami de toute une vie.
Suite à la mort malencontreuse de Jane, sa maîtresse, causée par Danny qui l’a prise pour un ours, père et fils fuient le courroux revanchard du shérif Carl, l’« officiel » de la dame.

J’ai découvert John Irving avec  «  l’œuvre de dieu, la part du diable » et ça a été une très belle rencontre. J’ai réitéré avec « le monde selon Garp » qui m’avait moins plu.

Quand je suis tombée sur celui-ci, je me suis jetée dessus. J’aurais pu en lire d’autres mais je me suis dit que lire son dernier livre me permettrait de me faire une opinion définitive sur l’auteur.

Avec Dernière nuit à Twisted River, nous suivons une lignée de pères célibataires qui le sont pour différentes raisons.

C’est également une fuite en avant pour éviter de se faire rattraper par le passé. Le passé de Dominic Baciagalupo, on  le découvrira petit à petit par quelques graines éparpillées le long du récit.

Mais bien plus que le passé, c’est dans le présent que doivent vivre Dominic et son fils. C’est le présent qui compte, encore et toujours. Un présent qui évolue et change au fil des années. Puisque l’on parcourt une bonne partie de l’histoire des Etats-Unis.

Mais quelque soit le décor entourant Dominic et Daniel, on entend toujours, en arrière-fond, couler Twisted River.

Avec ce dernier roman, je considère Irving comme une valeur sure et ne tarderai pas à découvrir d’autres livres de l’auteur.

Lecture commune avec Enna et Vivelesbetises

BANNIR~1 5/26

15 février 2013

Alessandro Baricco – Soie

Posted in 3 hiboux, Challenge ABC 2013, Challenge un monde livresque, Contemporain at 20:08 by alivre0uvert

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

J’ai été rapidement prise par la magie des mots de Baricco, comme un poème.

Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai été suprise, bousculée car le livre ne se situe pas dans ce qui constitue mes habitudes de lectures, parce qu’il dénote de ce qu’on trouve dans la littérature contemporaine… parce qu’il va à l’essentiel mais n’en dit mot.

J’ai mis longtemps à écrire cette pauvre chronique de quelques lignes car très courte mais finalement elle est à l’image du roman.

BANNIR~1 3/26

 3/5

2 janvier 2013

Haruki Murakami -Kafka sur le rivage

Posted in 2 hiboux, Contemporain at 21:44 by alivre0uvert

Couverture Kafka sur le rivage

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Je viens de finir le livre et à ce moment je ressens une espèce de soulagement. Pas parce que je devais me forcer à lire mais plutôt parce que j’avais l’impression que jamais je ne le finirais…

J’ai l’impression d’émerger d’un rêve étrange, pas un cauchemar, juste d’un rêve un peu bizarre et qui n’a aucune logique.

J’ai l’impression d’avoir été laissée devant un test de Rorschach (le fameux test des tâches d’encre) sans explication.

Certains passages m’ont mises mal à l’aise voir même un peu dégoûtée, d’autres m’ont amusée et en tout cas aucun ne m’a laissée indifférente.

J’ai l’impression d’avoir vécu une aventure mystique.

Les personnages me paraissent comme des naufragés ballotés par le ressac des vagues. Ou comme une coquille de noix se laissant dériver sur les vagues. Ils se laissent aller, passifs…

Beaucoup de « choses » du récit ne sont qu’effleurées, comme vues à travers un rideau. Des mystères restent en suspens, sans réponses.

Le livre a surement beaucoup de qualités, l’auteur a un style indéniable mais je n’ai pas été charmée par cette oeuvre, peut-être trop absconse pour moi.

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