19 décembre 2013

Jean Teulé – Mangez-les si vous voulez

Posted in 1 hibou, Challenge ABC 2013, Historique at 18:32 by alivre0uvert

Couverture Mangez-le si vous voulez

Nul n’est à l’abri de l’abominable. 
Nous sommes tous capables du pire!
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Pourquoi une telle horreur est-possible? 
Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare?
Jean Teulé a reconstitué avec une précision redoutable chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’histoire du XIXe siècle en France. 

Je connaissais le propos du livre avant de le lire mais je ne pensais pas qu’il me déplairait autant. Il s’agit d’un fait divers ayant vraiment eu lieu.

J’ai trouvé la narration de Teulé, très froide et détachée, décortiquant chaque instant au scalpel. Je suppose qu’il a voulu une certaine mise à distance par rapport aux faits mais j’ai trouvé que ça amplifiait (enfin si c’est possible) l’horreur des faits.

Je n’ai pas trop compris non plus « l’intérêt du livre » parce que s’il voulait qu’on comprenne mieux comment un fait divers aussi immonde a pu se produire, en ce qui me concerne, il n’a pas atteint son but.  Enfin, ce livre peut au moins amener des questionnements sur l’effet de foule ou de la folie collective…

Âmes sensibles, s’abstenir!

 22/26

7 avril 2013

Fred Uhlman – L’ami retrouvé

Posted in Challenge ABC 2013, Drame, Historique at 22:54 by alivre0uvert

«Je ne puis me rappeler exactement le jour où je décidai qu’il fallait que Conrad devînt mon ami, mais je ne doutais pas qu’il le deviendrait. Jusqu’à son arrivée, j’avais été sans ami. Il n’y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondît à mon romanesque idéal de l’amitié, pas un seul que j’admirais  réellement, pour qui j’aurais volontiers donné ma vie et qui eût compris mon exigence d’une confiance, d’une abnégation et d’un loyalisme absolus.»

Encore un livre sur la deuxième guerre… C’est un récit très court et comme le disait l’introduction, entre le nouvelle et le roman.

Récit initiatique laissant une bonne part à l’apprivoisement entre deux ados qui se lient d’amitié et dont la condtion de juif vient compliquer cette amitié. C’est églamenet un récit plein de pudeur.

On sent dans le récit la montée du nazisme mais la pudeur (de l’auteur, du narrateur ou des deux, difficile à savoir) fait qu’elle reste relativement en sourdine.

C’est une approche un peu « originale » de celle « habituelle » où le nazisme est plus qu’évoqué voir omniprésent.

J’ai eu une édition folio+ qui contenait un dossier. Celui-ci m’a permis de répondre à mes questions quant à la dimension autobiographique du récit et dans quelle proportion.

6/26