1 novembre 2013

Frederic Brown – Lune de miel en enfer

Posted in 1 hibou, Challenge Petit Bac 2013, Nouvelle, Science-fiction at 11:39 by alivre0uvert

Couverture Lune de miel en enfer

En 1962, l’humanité est au bord du gouffre.
La guerre froide tend sérieusement vers le chaud, et voilà que ne naissent plus que des filles. Ray Carmody va devoir accepter une mission sur la Lune d’un genre un peu particulier, mais si c’est pour sauver l’espèce humaine… Al Hanley, alcoolique invétéré, va, lui aussi, mais sans le faire exprès, sauver la Terre d’un bien funeste destin. Les extraterrestres de la planète Dar n’en reviennent toujours pas ! Le professeur Braden est enfermé, seul, depuis trente ans, à l’intérieur du dôme antiatomique qu’il a inventé.
Osera-t-il enfin en sortir ? L’humanité aura-t-elle survécu à l’apocalypse ? Il aimerait tant ne pas mourir seul. En une vingtaine de nouvelles, Fredric Brown parvient à faire rimer science-fiction et humour. Il prouve, une fois de plus, qu’il et un maître de la forme courte.

J’avais pris ce livre un peu par hasard, pour mon challenge « petit bac ». Ayant plutôt aimé le recueil de nouvelles de Condie Raïs, je partais relativement confiante. Mal m’en a pris car je n’ai apprécié qu’une seule et unique nouvelle : le dernier martien. J’ai trouvé la forme de la narration plutôt originale et même si je m’attendais à peu près à la chute, je l’ai trouvée plutôt bonne.

Certaines nouvelles étaient particulièrement courtes, d’autres m’ont parues sans intérêt, J’ai voulu aller jusqu’à la fin du livre car même si elles ne m’ont pas plus, ce n’était pas une torture non plus de les lire.

J’ai toujours du mal à mettre des mots sur un ressenti, qu’il soit très positif ou négatif. Du coup ce sera une très courte chronique.

Et vous connaissez-vous cet auteur?

2 juin 2013

Kressman Taylor – Ainsi rêvent les femmes

Posted in 2 hiboux, Challenge ABC 2013, Nouvelle at 12:15 by alivre0uvert

Après Ainsi mentent les hommes, Kressmann Taylor nous offre cinq nouvelles, les portraits de quatre femmes et d’un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres : Harriet, qui voit lui échapper l’homme qu’elle aime dans les flammes de la jalousie ; Madame, qui ne survit qu’au milieu de ses souvenirs; Anna, une toute jeune adolescente, qui se heurte à l’indifférence dès sa première relation amoureuse ; Ellie Pearle, qui ne peut choisir entre les montagnes de son enfance et la sophistication de la ville ; et Ruppe Gittle, qui a peut-être bien découvert le sens de la vie… Et si l’amour n’était qu’un rêve ? Les derniers récits, inédits, de l’auteur d’Inconnu à cette adresse.

J’avais vibré d’émotion pour Inconnu à cette adresse qui avait complètement fait chavirer mon cœur.

J’attendais beaucoup de ce recueil de nouvelles, trop peut-être? Et là vous devez vous douter que la rencontre avec celui-ci n’a pas été satisfaisante.

En effet, j’ai fini chaque nouvelle avec un certain désappointement. Je ne sais pas trop quoi en penser ni comment en parler…

Aucune n’est sortie du lot, sans pour autant trouver qu’elles étaient sans qualité. Je crois que ce n’était tout simplement « pas mon style ».

Elles m’ont toutes laissé un goût amer. Il y a à chaque fois une espèce de conflit entre le « rêve » et la « réalité ». Comme si un rêve ne pouvait jamais se réaliser.

  10/26

29 mai 2013

Stefan Zweig – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Posted in 5 hiboux, Classique, Nouvelle at 13:31 by alivre0uvert

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

J’avais envie de découvrir cet auteur depuis un certain temps déjà… J’en avais lu beaucoup de bien sur la blogosphère et je comprends pourquoi.

Le format de la nouvelle est vraiment parfait pour le contexte. Finalement le départ impromptu de Madame Henriette n’est qu’un « prétexte » a une longue et belle confession.

J’en suis ressortie toute retournée, c’est ce genre de classique qui me font comprendre combien les mentalités ont évolué en 100ans. Beaucoup de personnes reproches la déliquescence de l’époque contemporaine mais il est indéniable que nous avons acquis beaucoup de libertés dans les moeurs, et surtout nous les femmes.

Et en même temps ce manque de liberté fait qu’il rend les instants de laisser aller d’autant plus « beaux » et « magiques ».  Zweig dépeint extrêmement bien le conflit entre l’envie et la morale. Toutes les tergiversations, hésitations, angoisses, la passion qui balaie tout sur son passage, …

Je manque de mots pour décrire le talent de Zweig. Et malgré nos moeurs plus légères qu’à l’époque, j’avais énormément de mal à ressentir autant de compassion pour madame Henriette que le narrateur. Mrs C en revanche m’a touchée en plein coeur. Elle m’a parue extrêmement forte et fragile à la fois. De plus, le fait qu’elle ne soit nommée que par son initiale donne un peu de piquant, comme s’il s’agissait d’une histoire réelle.

Il se passe tellement de choses que lorsque le récit s’est terminée, je me suis sentie un peu à bout de souffle et hébétée… Et pourtant finalement, il ne s’agit que d’un récit imbriqué dans un autre.

« Car jamais auparavant et jamais plus depuis lors, je n’ai vu des mains si éloquentes, où chaque muscle était comme une bouche et où la passion s’exprimait, tangible, presque par tous les pores. »

coeur

  9/26

5 mai 2013

Condie Raïs – C2H4O2

Posted in 3 hiboux, Nouvelle at 13:43 by alivre0uvert

Une sociopathe qui tue tous ceux qu’elle touche, un frappadingue qui veut réussir dans le roman sentimental, une stagiaire subissant un harcèlement d’un nouveau genre, une dingue qui pense que John Wayne est toujours vivant, une petite fille inquiétante, un gigolo qui picole comme un trou, une femme humiliée et des philosophes néo-kantiens qui s’étripent… Tels sont les personnages de ces huit nouvelles dans lesquelles on oublie souvent que boire et fumer nuisent dangereusement à la santé.

Tout d’abord, je remercie « latêtedansleslivres » pour m’avoir fourni le recueil.

Sur la forme, je regrette la présence de fautes dans le texte. Notamment « coup » en lieu et place de « cou » à plusieurs reprises, ce qui m’a un peu gênée pendant la lecture.  J’ai également remarqué parfois, le passage à la trappe d’un mot dans une phrase.

Je ne suis pas habituée au genre de la nouvelle car je n’en lis que rarement. Toutefois, j’ai trouvé que les nouvelles étaient bien « proportionnées », c’est-à-dire ni trop longues, ni trop courtes.

J’ai une grande préférence pour les nouvelles « Maneater », « la petite fille qui n’aimait pas noël » et « décadences ». Les personnages m’ont semblés plus profonds, plus sombres, les nouvelles plus atypiques.

Concrètement à ce que pourrait faire penser le titre du recueil, toutes les nouvelles ne sont pas tournées  autour de l’alcool comme on pourrait le croire.

Je rejoins « latêtesdansleslivres » sur le fait que la nouvelle qui m’ai le moins plu soit « l’Eloge de John Wayne » et je rajouterais également « métaphysique des mails ».