9 octobre 2013

Annie Ernaux – La honte

Posted in 2 hiboux, Autobiographie, Challenge, Challenge ABC 2013 at 10:13 by alivre0uvert

Couverture La honte

« J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douzième année. »
Annie Ernaux.

Tout petit livre d’Annie Ernaux, une auteure que je ne connaissais pas. J’avais une voisine qui avait une caisse de livres à donner, il était parmi eux.

Le 4ème de couverture ayant attisé ma curiosité, je l’ai pris.

Je me suis lourdement trompée sur le thème du livre, peut-être parce que je suis de la génération « Julie et Melissa » (et là vous avez tout de suite deviné la nature de ma méprise) mais je m’attendais à complètement autre chose.

Au final, j’ai trouvé ce récit très banal, il ne m’a absolument pas touchée. Il appartient à une autre époque et d’autres mœurs mais malgré tout je ne pense pas que ce soit l’unique raison de mon désintérêt.  En effet, « 24heures dans la vie d’une femme » m’avait complètement émue bien qu’il s’agisse d’une époque et de mœurs encore plus anciennes.

Qu’est ce qui a fait la différence ? Difficile à dire. Le sujet en partie, car la honte d’Annie Erneaux m’a parue quelque peu « ridicule » et disproportionnée par rapport à la cause. Le style surement, n’est pas Stefan Zweig, qui veut.

Enfin, et surement pour une grande part, ma sensibilité pour certains sujets et pas pour d’autres, tout simplement.

Je ne dirais pas que le récit était mauvais, mais en tout cas il ne m’a absolument pas touchée.

 19/26

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23 juin 2013

Willa Marsh – Meutres entre soeurs

Posted in 2 hiboux, Challenge un monde livresque, Drame at 19:16 by alivre0uvert

Couverture Meurtres entre soeurs

Meurtres entre soeurs Olivia et Emily, des demi-soeurs, vivent une enfance heureuse dans l’Angleterre des années 1950. Jusqu’au jour où Mo et Pa font un troisième enfant : Rosie, la petite princesse, leur préférée. Une vraie peste. Peu à peu, Rosie parvient à empoisonner l’existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s’en débarrasser ? Coups bas, manipulations en tous genres, vengeances : impossible de s’ennuyer à la lecture de ce roman jubilatoire, aux héroïnes aussi cyniques que déjantées. Un festival d’humour noir !

Je ne dois visiblement pas être assez cynique, pourtant je suis plutôt assez fan d’humour noir en général. Toujours est-il que je n’ai pas trouvé ce roman drôle.

Je trouve ça un peu gros qu’aucune ne s’aperçoit de rien pendant de nombreuses années. La lecture en est heureusement assez rapide. Les coups bas se suivent et ne se ressemblent pas et le pourquoi en est tellement futile que j’étais vraiment très mal à l’aise.

L’écriture avec un style très détaché ne m’a pas aidée non plus.

Je pense que c’est un roman trop vitriolé et grinçant pour moi.

2 juin 2013

Kressman Taylor – Ainsi rêvent les femmes

Posted in 2 hiboux, Challenge ABC 2013, Nouvelle at 12:15 by alivre0uvert

Après Ainsi mentent les hommes, Kressmann Taylor nous offre cinq nouvelles, les portraits de quatre femmes et d’un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres : Harriet, qui voit lui échapper l’homme qu’elle aime dans les flammes de la jalousie ; Madame, qui ne survit qu’au milieu de ses souvenirs; Anna, une toute jeune adolescente, qui se heurte à l’indifférence dès sa première relation amoureuse ; Ellie Pearle, qui ne peut choisir entre les montagnes de son enfance et la sophistication de la ville ; et Ruppe Gittle, qui a peut-être bien découvert le sens de la vie… Et si l’amour n’était qu’un rêve ? Les derniers récits, inédits, de l’auteur d’Inconnu à cette adresse.

J’avais vibré d’émotion pour Inconnu à cette adresse qui avait complètement fait chavirer mon cœur.

J’attendais beaucoup de ce recueil de nouvelles, trop peut-être? Et là vous devez vous douter que la rencontre avec celui-ci n’a pas été satisfaisante.

En effet, j’ai fini chaque nouvelle avec un certain désappointement. Je ne sais pas trop quoi en penser ni comment en parler…

Aucune n’est sortie du lot, sans pour autant trouver qu’elles étaient sans qualité. Je crois que ce n’était tout simplement « pas mon style ».

Elles m’ont toutes laissé un goût amer. Il y a à chaque fois une espèce de conflit entre le « rêve » et la « réalité ». Comme si un rêve ne pouvait jamais se réaliser.

  10/26

17 mars 2013

Guillaume Musso – Que serais-je sans toi?

Posted in 2 hiboux, Romance at 12:02 by alivre0uvert

Couverture Que serais-je sans toi ?

Gabriela a deux hommes dans sa vie. L’un est son père, l’autre est son premier amour. L’un est un grand flic, l’autre est un célèbre voleur. Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son coeur.
Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie. Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel.
Gabrielle refuse de choisir entre les deux, elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble.
Mais il y a des duels dont l’issue inéluctable est la mort.
Sauf si…

Je me suis rendue compte en cours de lecture que je l’avais déjà lu mais impossible de m’en souvenir plus que ça, c’est dire s’il m’avait marqué…

Cette deuxième fois ne restera pas plus dans les annales.

Quelle coïncidence quand même que le voleur que Martin essaie de coincer soit le père de son premier amour jamais oublié… D’autant plus qu’il le croise à Paris alors qu’il avait rencontré sa bien aimée à New York…

Hormis ce démarrage sans queue ni tête (mais il en fallait bien un sinon ça aurait fait 10 pages), j’ai trouvé l’histoire mignonne.

2 janvier 2013

Haruki Murakami -Kafka sur le rivage

Posted in 2 hiboux, Contemporain at 21:44 by alivre0uvert

Couverture Kafka sur le rivage

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Je viens de finir le livre et à ce moment je ressens une espèce de soulagement. Pas parce que je devais me forcer à lire mais plutôt parce que j’avais l’impression que jamais je ne le finirais…

J’ai l’impression d’émerger d’un rêve étrange, pas un cauchemar, juste d’un rêve un peu bizarre et qui n’a aucune logique.

J’ai l’impression d’avoir été laissée devant un test de Rorschach (le fameux test des tâches d’encre) sans explication.

Certains passages m’ont mises mal à l’aise voir même un peu dégoûtée, d’autres m’ont amusée et en tout cas aucun ne m’a laissée indifférente.

J’ai l’impression d’avoir vécu une aventure mystique.

Les personnages me paraissent comme des naufragés ballotés par le ressac des vagues. Ou comme une coquille de noix se laissant dériver sur les vagues. Ils se laissent aller, passifs…

Beaucoup de « choses » du récit ne sont qu’effleurées, comme vues à travers un rideau. Des mystères restent en suspens, sans réponses.

Le livre a surement beaucoup de qualités, l’auteur a un style indéniable mais je n’ai pas été charmée par cette oeuvre, peut-être trop absconse pour moi.

8 décembre 2012

Mary Higgins Clark – Dors ma jolie

Posted in 2 hiboux, Polar - Thriller at 16:37 by alivre0uvert

Ethel Lambton, écrivain et journaliste célèbre pour ses chroniques mondaines, disparait dans des conditions étranges. Ses articles féroces, notamment sur le monde de la mode, lui avaient valu beaucoup d’ennemis et son prochain livre menaçait de compromettre des personnalités en vue.

Neeve Kearny, une styliste amie d’Ethel, va essayer de découvrir la vérité. Les suspects ne manquent pas, au nombre desquels l’ex-mari de la victime, un couturier en vogue proche de la mafia. Dans un New-York fascinant et cruel, où le pouvoir et la richesse se confondent avec les ambitions les plus troubles, Mary Higgins Clark nous entraîne dans l’une de ses meilleures énigmes avec une redoutable efficacité.

On commence avec un meurtre, grand classique du genre. Et bien évidemment on se demande qui a fait le coup, de l’ex-mari, au neuveu en passant par le couturier vereu.

Pendant ce temps, il n’y a quand même pas grand chose pour nous tenir en haleine.

S’il s’agit de sa meilleure énigme, je ne donne pas chère des autres.

J’ai été franchement déçue par ce livre et m’y suis autant ennuyée que dans le Frank Thilliez, avec moins de morts pour me distraire.

J’ai deviné le meutrier une dizaine de pages avant la révélation proprement dite et s’il y avait peu de chance dedeviner plus tôt de qui il s’agissait j’ai quand même été quelque peu déçue car je trouve que ça ne colle pas au personnage tel qu’il nous a été décrit jusque là.

Si votre regard croise ce roman en librairie, détournez-vous en, vous n’y perdrez rien.